Réflexions sur la Semaine de réduction des déchets

Réflexions sur la Semaine de réduction des déchets

Partout au Canada au cours des deux prochaines semaines, particuliers, organisations et entreprises examineront comment ils peuvent contribuer aux efforts de réduction des déchets de leur pays.

La Semaine canadienne de réduction des déchets et la Semaine québécoise de réduction des déchets comprennent un très large éventail d’événements locaux et régionaux, de campagnes de sensibilisation et de programmes d’éducation touchant une multitude de publics — d’écoliers à des PDG.

Il est difficile de savoir combien de personnes au juste seront touchées par ces initiatives et combien d’entre elles y prendront part et apporteront un changement qui fera une différence.

Je suis optimiste

Mon expérience dans le domaine de la gestion des matières résiduelles au cours des douze dernières années m’a montré que les gens se soucient réellement de l’environnement ; des déchets qu’ils génèrent au travail et à la maison ; et des mesures qu’ils peuvent prendre pour réduire leur empreinte environnementale. Des milliers de Canadiens dont les emplois sont liés à ce secteur peuvent témoigner de l’efficacité des messages au sujet du recyclage et de l’évolution de l’attitude du public à l’égard des matières résiduelles, à mesure que les programmes, les installations et les possibilités de recyclage se sont multipliés.

Quant au secteur industriel, il est encourageant de voir des fabricants s’affairer à réduire la consommation d’énergie et d’autres ressources dans leurs processus, tout en mettant au point de nouveaux moyens de transformer leurs déchets en matières premières pour d’autres types d’entreprises. Et des secteurs comme celui de l’emballage soutiennent l’innovation visant à prolonger la durée de vie de leurs produits une fois achevée leur raison d’être initiale.

Nous y prenons part

Le Conseil canadien des manufacturiers de contenants multicouches salue tous les innovateurs, participants et commanditaires engagés dans les Semaines canadienne et québécoise de réduction des déchets 2018. Nous sommes également fiers de nous associer à SARCAN Recycling en Saskatchewan et à la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) pour des campagnes de sensibilisation auprès des jeunes, qui seront lancées durant ces deux semaines.

Dans la région de Québec, nous participons à un projet-pilote dans dix écoles visant à accroître le recyclage des contenants que les élèves apportent dans leurs boîtes à lunch ou qui sont servis dans les cafétérias, dont les boîtes de jus et les berlingots de lait.

En Saskatchewan, nous commanditons le lancement d’un site Web de SARCAN qui aura lieu dans une école primaire de Saskatoon. Ce nouveau site Web vise l’augmentation des taux de recyclage de tous les contenants de boisson dans les écoles, avec une attention particulière aux contenants multicouches. SARCAN Recycling protège l’environnement, crée des emplois et contribue au développement économique de la Saskatchewan par le biais d’un réseau provincial de recyclage de peinture, d’appareils électroniques et de contenants de boisson.

Nous avons hâte de participer à ces activités bénéfiques et de constater les résultats de ces investissements dans l’avenir.

Éduquons-les bien…

Éduquons-les bien…

Il y a peu de mouvements sociaux qui ne comptent pas les enfants parmi leurs auditoires les plus importants. Vous n’avez qu’à demander aux parents qui ont été encouragés par leurs enfants à arrêter de fumer, à ranger leur téléphone portable au dîner ou à recycler leurs contenants vides.

Les spécialistes du marketing social comprennent que les enfants exercent une grande influence dans leur famille. Les enfants aiment apprendre et sont prêts à adopter de nouvelles idées et de nouveaux comportements qui sont compatibles avec les valeurs qu’ils apprennent à la maison. En tant que société, nous tirons souvent parti de leur enthousiasme afin de modifier en douceur certaines attitudes. Les campagnes antitabac en sont un exemple.

Appuyer une éducation à l’environnement amusante

Cet été, le Conseil canadien des manufacturiers de contenants multicouches (CCMCM) s’est associé à la ville de Vaughan en Ontario et au programme Tri-logique de Réseau Environnement, au Québec, afin d’offrir des programmes d’éducation environnementale pour les enfants axés sur les bonnes pratiques de recyclage.

Du 7 mai au 10 août, le programme Tri-logique a mobilisé 36 municipalités du Québec, représentant quelque 400 000 personnes, soit une augmentation de 125 % par rapport à l’an dernier. Sous le thème « Le tri, c’est logique ! », cinq agents de sensibilisation ont fait 59 présentations dans des écoles, des camps de jour et lors d’événements publics.

À Vaughan, cet été, trois bibliothèques ont organisé une activité de basket-ball visant le bon tri des matières résiduelles. Près de quatre cents jeunes y ont pris part au fil de 10 événements. La réaction à ce jeu fut très positive. Un des jeunes participants aurait commenté, par exemple : « Maintenant, je sais où vont les matières résiduelles et je peux le faire à la maison ». Un des parents aurait pris une photo du jeu en vue de le reproduire chez lui.

Le CCMCM a apporté son soutien financier à ces deux programmes et leur a fourni des banderoles promotionnelles, ainsi que des autocollants et des tatouages, afin d’accentuer les caractères ludique et éducatif des activités.

Investir de la sorte dans les jeunes Canadiens nous permet d’espérer qu’à mesure qu’ils grandiront et prendront leur place dans la société, ces jeunes associeront les bonnes pratiques qu’ils ont adoptées dans leur jeunesse avec des expériences positives. Et le recyclage devrait en faire partie.

 

Garder les consommateurs sur la bonne voie

Garder les consommateurs sur la bonne voie

L’un de nos plus grands défis, et un de nos rôles les plus importants, a toujours été d’éduquer les consommateurs sur la bonne façon de recycler.

Les programmes de recyclage du monde entier sont en train de s’adapter aux effets que le resserrement de la réglementation chinoise sur les matières recyclées a eus sur les marchés mondiaux. Étant donné que la contamination est un centre de coûts pour les programmes déjà soumis à la pression des conditions actuelles du marché, nous demandons aux consommateurs d’être plus attentifs à ce qu’ils mettent dans leur bac de récupération et à la manière dont ils préparent la matière pour la collecte.

Tout récemment, j’ai appris qu’une municipalité avait retiré les contenants multicouches de la liste des matières acceptées dans leur collecte sélective. Leur centre de tri leur avait demandé de faire en sorte que ces contenants très répandus soient rincés par les consommateurs afin qu’ils puissent avoir une nouvelle vie chez un recycleur. Ce n’est pas nécessaire, ai-je expliqué à la municipalité en question et au centre de tri. On n’a besoin que de vider les contenants avant de les mettre au recyclage. Avec ces faits en main, cette municipalité envisage maintenant de réinsérer les contenants multicouches dans son programme de recyclage.

La croyance que les cartons multicouches doivent être rincés — et pas seulement vidés — ressort souvent lors de mes discussions avec des parties prenantes de l’industrie. Bien que le rinçage des contenants rend le processus de recyclage plus agréable à la maison et dans les centres de tri, ce sont les restes de boisson ou de nourriture qui compromettent la recyclabilité des contenants multicouches, tout comme pour les autres types de contenants, d’ailleurs. La distinction entre « vidé » et « rincé » et la nécessité de s’assurer qu’il ne reste aucun contenu résiduel (par opposition à l’exigence de rincer le contenant) sont des idées importantes à communiquer, en particulier dans les écoles, où le rinçage des contenants représente un défi logistique.

Informer les consommateurs de changements aux programmes de recyclage est un processus long et coûteux. Il est donc important de nous assurer que nous partageons des informations justes lorsque nous communiquons avec eux. Rester en contact avec les courtiers en matières recyclables et les regroupements de l’industrie est un moyen de s’assurer que votre collectivité et votre programme sont en phase avec les conditions du marché et que vous pourrez obtenir le plus grand retour pour vos efforts.

Est-ce que votre programme de recyclage a changé depuis le resserrement du marché chinois ?

Nous souhaitons savoir comment vous faites face aux changements sur les marchés mondiaux du recyclage et les mesures que vous prenez pour tenir les consommateurs informés. Si vous êtes ouvert à partager votre expérience, veuillez compléter le très court sondage SurveyMonkey suivant (deux minutes tout au plus). Je partagerai les résultats dans notre bulletin d’automne.

Ce qui est mesuré peut être géré

Ce qui est mesuré peut être géré

C’est un adage bien connu du monde des affaires, mais il se peut que ce soit maintenant plus vrai que jamais.

Il est désormais plus important de comprendre les effets sur notre environnement opérationnel des nouvelles concernant notre secteur depuis que le programme « National Sword » de la Chine s’est mis à affecter profondément un grand nombre de nos programmes de recyclage. Comment les consommateurs, les centres de tri, les acheteurs de matière et les municipalités qui dépendent des revenus de la collecte réagissent-ils aux bonnes ou mauvaises nouvelles concernant l’état du recyclage?

De bonnes données produisent de bonnes décisions

Les données ont toujours été la pierre angulaire des meilleures décisions d’affaires. Pourtant, dans le secteur du recyclage, les données ne sont souvent rendues disponibles qu’une fois par cycle de deux à trois ans. Dans un monde «idéal», nous serions en mesure d’accéder à plus d’informations provenant de plus de sources, ce qui nous permettrait d’obtenir une vision plus détaillée de l’environnement d’affaires dans lequel nous opérons. Cela comprend à la fois des informations sur la collecte (c’est-à-dire la quantité de matière déposée dans les bacs à recyclage) et des informations sur le recyclage (c’est-à-dire la quantité de matière recueillie qui se rend jusqu’aux recycleurs).

Cet enjeu a pris pour nous une importance accrue récemment lorsque nous étions en train de planifier une nouvelle campagne numérique en Ontario visant à encourager le recyclage des contenants multicouches. Il serait non seulement souhaitable de savoir laquelle de nos publicités est la plus efficace, en termes de vues et de clics, mais aussi d’obtenir des indications sur les effets concrets de la campagne, telles que son impact sur le volume de contenants multicouches récupérés par les programmes locaux de cueillette.

Les choses s’améliorent

Certains développements en Ontario sont encourageants en ce sens. Le lancement récent de Waste Wiki, une ressource en ligne à accès libre qui héberge des données, des études et de la documentation pertinente pour le secteur canadien de la gestion des matières résiduelles, est un pas dans la bonne direction. Et le nouveau registre de l’Office de la productivité et de la récupération des ressources, dont le volet pour les pneus a été lancé le 4 juillet dernier, devrait comporter une fonction robuste de rapport sur la récupération des déchets solides.

Et au Québec, tous les participants à une consultation sur l’état du recyclage convoquée par la ministre en mai dernier ont convenu de la nécessité d’une plus grande transparence sur les quantités de matières recueillies et leurs destinations finales.

Des améliorations à la collecte et au partage des données fourniraient aux organisations de notre secteur et à d’autres acteurs un meilleur aperçu du comportement des consommateurs et aideraient à accélérer nos efforts indépendants et conjoints.

Qu’en pensez-vous?

J’aimerais beaucoup entendre ce que vous avez à dire sur le sujet et, avec votre permission, partager vos commentaires avec nos collègues.

Journée mondiale de l’environnement : mettre l’accent sur l’action locale

Journée mondiale de l’environnement : mettre l’accent sur l’action locale

Parmi les journées thématiques des Nations Unies, la Journée mondiale de l’environnement, le 5 juin, se démarque, car elle encourage les individus et les groupes à faire quelque chose — à l’échelle locale — pour prendre mieux soin de la Terre.

Nous savons qu’il y a beaucoup à faire. Les changements climatiques, les îles de déchets flottants dans les mers et les ordures qui envahissent la planète, par exemple, sont des défis intimidants et difficiles à résoudre par des actions individuelles.

Pourtant, la Journée mondiale de l’environnement est un bon moment pour se rappeler tout le progrès qu’on a réalisé de même que nos contributions pour faire en sorte que nos collectivités soient plus respectueuses de l’environnement. Cette réalisation doit être avant tout source de motivation, car il reste encore beaucoup à faire. En travaillant ensemble, entreprises, gouvernements, organisations non gouvernementales, collectivités et particuliers ont modifié de façon importante notre relation à des ressources que nous considérions autrefois comme des « déchets ».

Et ceci doit se poursuivre.

Une petite poussée de la part de la Chine

Le récent changement dans la politique chinoise visant l’importation de matières recyclables a secoué les marchés des matières récupérées. Mais comme nous l’avons vu, les marchés pour les contenants multicouches évoluent et grandissent. Les centres de tri qui investissent dans le tri des contenants multicouches en leur propre grade sont susceptibles d’y trouver leur compte.

Au fur et à mesure que l’intérêt dans le développement d’une économie circulaire au Canada augmente, tout comme les investissements qu’on y consacre, nous pouvons entrevoir de plus en plus le jour où apparaîtra un recyclage véritablement durable de tous les contenants multicouches et des autres matières récupérées grâce aux programmes de collecte sélective des municipalités. Cependant, nous devons préparer les consommateurs aux changements qu’ils doivent apporter pour améliorer la qualité du contenu de leur bac bleu et la valeur des matières qu’il contient.

Nous devons poursuivre nos efforts visant à faire comprendre aux citoyens ce qu’ils doivent faire pour améliorer la matière qui arrive aux centres de tri, ce qui réduira les coûts et les contaminants et aidera ultimement à réaliser la pleine valeur de ces ressources. Par exemple, une plus grande sensibilisation et des gestes systématiques sont nécessaires pour assurer que seules les bonnes matières sont placées dans le bac bleu, après avoir été vidées, lorsque nécessaire.

Alors que nous célébrons la Journée mondiale de l’environnement ce mois-ci, prenons la résolution d’en faire plus pour doter les individus des connaissances dont ils ont besoin pour améliorer la qualité et la valeur des matières récupérées grâce aux programmes de collecte sélective.

Le Jour de la Terre nous rappelle que nous avons tous un rôle à jouer

Le Jour de la Terre nous rappelle que nous avons tous un rôle à jouer

Photo gracieuseté de la NASA

L’association « Earth Day Network » estime que plus d’un milliard de personnes dans 192 pays du monde participeront au Jour de la Terre le dimanche 22 avril. Depuis sa création en 1970, le Jour de la Terre est devenu une journée d’action mondiale impliquant des personnes de tous les horizons qui sont soucieuses de la santé de notre planète.

Cet accent sur l’action individuelle est important. Chacun de nous gagne à maintenir la stabilité et la résilience du système écologique de la Terre. Et parmi les actions que les individus peuvent poser, on compte bien sûr le recyclage des matières dont on n’a plus besoin ou qui sont arrivées en fin de vie.

Nous aussi

Le Conseil canadien des manufacturiers de contenants multicouches (CCMCM) fait partie des nombreuses organisations qui soutiennent des programmes de recyclage partout au Canada. Notre priorité absolue est de faire en sorte que les Canadiens sachent qu’ils peuvent recycler les contenants multicouches qu’ils utilisent tous les jours à la maison pour préserver toutes sortes de produits alimentaires et de boissons, comme les jus, le lait, le bouillon et même le vin.

En collaboration avec nos partenaires dans les programmes municipaux de récupération et plusieurs autres acteurs du milieu, le CCMCM a investi dans de vastes programmes de sensibilisation et d’éducation qui ont contribué à la croissance du recyclage des contenants multicouches au fil des ans. En date de février de cette année, on recycle 59 % des contenants multicouches au pays, contre 26 % en 2008, l’année précédant la création du CCMCM.

Vous aussi pouvez aider les consommateurs à recycler davantage leurs contenants multicouches

Cependant, comme l’indique notre enquête, on peut encore faire mieux. Surtout en ce qui a trait aux contenants aseptiques, que les consommateurs ont moins tendance à reconnaître comme étant recyclables. Donc si vous planifiez une promotion pour le Jour de la Terre, voici deux vidéos que votre auditoire pourrait trouver intéressantes et qui nous aideraient à mieux faire connaître le recyclage des contenants multicouches :

Au Québec, le programme Tri-logique de Réseau Environnement qui vise à aider les municipalités à sensibiliser leurs citoyens aux bonnes pratiques de la récupération, et auquel nous avons renouvelé notre soutien, se déroulera cette année de mai à août. Nous sommes aussi associés à une campagne de sensibilisation qui est sur le point de démarrer et qui devrait toucher plus de 30 000 élèves du primaire. La tournée éducative et ludique menée par La communauté du Ballon Rond compte visiter plus de 100 écoles d’ici novembre. En Ontario, nous nous préparons à lancer cet automne une campagne à l’échelle de la province afin de sensibiliser la population au fait que les contenants multicouches — particulièrement les contenants aseptiques pour soupes, bouillons et autres produits alimentaires — sont recyclables.

Nous savons que le soutien du public aux programmes de recyclage a augmenté de façon spectaculaire au cours des 30 dernières années. Les citoyens veulent participer à ces efforts et contribuer à garder notre Terre en santé. Et notre rôle continue d’être de les aider à le faire.